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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Pour aménager la Place d'Italie, une fois les pavillons Ledoux abattus, il fallut abaisser le niveau d'un des côtés de plus d'un mêtre et exhausser l'autre d'autant.


Le Rassemblement National Populaire, parti fasciste créé par Marcel Déat en 1941 avait son siège dans une boutique du 14 boulevard Auguste Blanqui. Ce local servait aussi de siège à la Légion des Volontaires contre le communisme.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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Noté dans la presse...

1868

Le puits artésien de la Butte-aux Cailles

Les travaux du puits artésien qui est en cours d'exécution à la Butte-aux-Cailles, dans le 13e arrondissement de Paris, se poursuivent régulièrement, et la profondeur atteinte par l'instrument de forage dépasse aujourd'hui 350 mètres.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Paris la nuit - 1903

Paris la nuit

Le Figaro — 31 mai 1903

Depuis quelque temps, le quartier de la Gare (treizième arrondissement) était plongé chaque nuit dans une profonde obscurité. Des malfaiteurs décapitaient les becs de gaz.

Deux d'entre eux ont été surpris rue du Chevaleret par des ouvriers de la maison Popp, qui, dans leur indignation, les ont à moitié assommés. On dû les porter à l'hôpital Cochin.


 A nous le coffre-fort.- 27 mars 1897

A nous le coffre-fort.

Le Matin – 27 mars 1897

Un brocanteur de la rue Nationale, M. Monteil, s'était rendu au théâtre jeudi soir.

Quand il rentra chez lui, vers minuit et demi, il fut surpris de trouver sur la table de la salle à manger une lampe allumée. Bientôt, il constata que des cambrioleurs avaient pénétré dans sa boutique pendant son absence. Les malfaiteurs s'étaient introduits, dans la maison, qui n'a pas de concierge, en escaladant une fenêtre du premier étage. De là, ils avaient pénétré dans l’arrière boutique où, se trouve, scellé dans le mur le coffre-fort du brocanteur. Les voleurs n'ayant pu le forcer, l'avaient défoncé à l'aide d'une énorme barre de fer qui a été retrouvée sur les lieux. Au préalable, ils avaient essayés de le desceller en démolissant une partie du mur.

Le vol commis par les malfaiteurs s'élève à 7,500 francs environ, tant en espèces qu'en valeurs au porteur.

Le service de Sûreté a été chargé de rechercher les auteurs de ce vol audacieux.


Faits divers

 Une équipe de terrassiers découvre cinq squelettes à la Maison-Blanche - 1923

LES MYSTÈRES DE PARIS

Une équipe de terrassiers découvre cinq squelettes à la Maison-Blanche

L'Humanité — 10 aout 1923

Mardi, vers trois heures du soir, au coin de la rue Damesme et de la rue Bourgon, le terrassier Fleurât qui, avec ses camarades, creusait la terre, pour l'aménagement d'un fournil, découvrait à moins d'un mètre du sol et quinze métrés environ de la rue, une caisse en bois tout à fait vermoulu, de 1 mètre 50 de large et 2 mètres de long. Cette caisse ayant vaguement la forme d'un cercueil conterait cinq crânes et, de nombreux ossements humains.

Les squelettes retrouvés - Photo L'Humanité
L'équipe de terrassiers sur les lieux de la découverte (Photographie : L'Humanité)

Le terrain sur lequel vient d'être faite cette découverte est en ce moment employé à la construction de pavillons. Pendant longtemps, des chiffonniers qui y avaient construit des baraques, y vécurent. C'était en somme un coin de la zone, ou se réfugiaient les « bricoleurs » et les pauvres bougres.

Puis vint l'expulsion et ce terrain devint un coin de déchargement où les enfants jouaient pendant que les tombereaux de scories comblaient petit à petit la grande mare de 100 mètres de diamètre qui reposait au bas du coteau.

Après la découverte

Dans un entrebâillement des pavillons en construction, étendus sur une botte des paille, trois crânes et différents ossements sont rassemblés. Un agent veille et- s'ennuie. Il fait si chaud aussi !

— Trois crânes ? mais on en a découvert cinq ?

— Vous ignorez qu'un habitant du quartier s'en est approprié un. Il paraît que ça porte bonheur. L'autre a été égaré par des enfants qui. s'amusaient avec. Tout simplement...

Il est difficile, étant donné l'état de ces ossements, de déterminer la daté, de leur enfouissement. Mais les légendes circulent.

On raconte que…

…ce sont des ossements de femmes, et cela parce que l'emplacement sur lequel ils ont été découverts se trouve exactement situé au-dessous de la baraque d'un garagiste, mort depuis deux, ans, qui, avait la réputation d'un satyre, avait été condamné pour viol et avait, quoique sexagénaire, enlevé une fillette de quinze ans.

Ce serait une nouvelle affaire Landru !

Quel dommage vraiment que nous ne soyons pas tout à fait en état de guerre.

La grande, presse et le gouvernement auraient là de quoi bourrer convenablement le crâne au populo et cela pendant des semaines.

Rien, d’ailleurs, ne permet d'affirmer, comme on a déjà tenté de le faire, que ces ossements sont des restes de femmes. Les dimensions varient et l'histoire du garagiste satyre, du nouveau Landru ou du « Soleilland impuni »(*) nous paraît bien pauvre.

Vieux souvenirs

Mais, M. Petit, vieillard de 82 ans, que nous interrogeons parce que l'un des plus anciens habitants du quartier, nous fait part de ses vieux souvenirs et nous raconte une partie des glorieux combats que la Commune a livrés sur ce point de Paris.

« Du haut du Parc Montsouris, nous dit-il, les Versaillais tiraient sur la vallée de la Bièvre et la Maison-Blanche. Il y eut de nombreux morts du côté du peuple. Le père d'un communard, décédé depuis peu de temps, y fut tué ainsi que sa sœur. Les ossements qu'on vient, de trouver appartiennent peut-être aux morts de 1871.

Et, en effet, n'est-ce pas là les restes glorieux de vaillants de la Commune, assassinés par les Versaillais et pieusement enterrés, côte à côte, par des amis obscurs et reconnaissants.

L'hypothèse se soutient. L. G.


(*)Albert Louis Jules Soleilland est un ébéniste français reconnu coupable du viol et du meurtre d'une fillette de onze ans, Marthe Erbelding, le 31 janvier 1907.
L'affaire, qui donne lieu à un véritable feuilleton journalistique occupant les unes au début du mois de février 1907, suscite un vif émoi populaire.


Sur le même événement :

Des ossements humains découverts par des terrassiers

L'épilogue de cette affaire

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Menu faits divers

Faits divers

Drame de la jalousie - 1897

Un nommé Jean Siégen, dit « Jean-Jean » âgé de vingt-six ans, demeurant rue de la Pointe-d'Ivry, a tiré cinq coups de revolver, la nuit dernière, passé la porte d'Ivry, sur Mlle Marie Berthot, âgée de vingt et un ans, ouvrière lingère, rue de la Butte-aux-Cailles.

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Chronique du feu - 1879

Hier soir, à dix heures quarante-cinq, un incendie s'est déclaré dans le grenier à fourrages de M. Brancourt, grainetier, boulevard de la Gare, 187. La cause de ce sinistre n'est pas encore connue.

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Le drame du quartier de la Gare - 1896

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Le drame de la rue Dunois - 1892

Le nommé Duchefdelaville, maraîcher, demeurant 20, rue Dunois, se présentait hier dans la matinée au commissariat de police de la rue Jeanne-d'Arc.

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Le drame de la rue Dunois - 1892 - dernières nouvelles

L'enquête ouverte par M. Bolot, commissaire de police, sur la tentative d'assassinat dont le maraîcher Duchefdelaville, se prétendait victime s'est poursuivie hier.

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L'Affaire de la Place Jeanne-d’Arc - 21 mars 1897

La place Jeanne-d'Arc a été hier soir le théâtre d'une bagarre qui un instant a mis la police sur les dents. Un nommé Louis Klamber, d'origine alsacienne, âgé de cinquante et un ans, a été assommé par la foule. L’infortuné n'a dû la vie qu'à l'intervention de la police, qui pourtant a craint un instant ne pouvoir l'arracher à ceux qui s'acharnaient sur lui.

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Meurtre et bagarre sanglante - 1902


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Le drame de la rue du Tage - 1903


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Le drame de la rue de Patay - 1892


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L'alcoolisme - 1895


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