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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1930, les Primistères parisiens avaient des magasins aux adresses suivantes : Rues, des Cinq-Diamants, 33 et 56 ; du Château-des- Rentiers, 54 et 135 ; Bourgon, 19 ; Nationale, 151 ; du Moulin-des-Prés, 9 ; de Patay, 92 ; Albert, 67 ; Baudricourt, 75 ; avenues : d'Italie, 52, 100, 198 et 180; d'Ivry, 41 ; de Choisy, 39 ; de Tolbiac, 169; boutevard de la Gare, 132 et 171.


Charles Le Boucq (1868-1959) fut député du 13ème arrondissement de 1906 à 1928. Spécialisé dans les questions économiques, il présida le groupe d'action économique, rapporta divers budgets, notamment ceux du ravitaillement, des essences et pétroles, de la marine marchande, ainsi que le projet de loi sur la production d'ammoniaque synthétique. Après son échec de 1928, Charles Le Boucq abandonna la carrière politique.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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Noté dans la presse...

1868

Le percement du boulevard Arago

Les démolitions qu'on exécute en ce moment dans le faubourg Saint Marcel viennent de remettre au jour un coin très pittoresque du vieux Paris.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un drame boulevard d'Italie - 1894

Un drame boulevard d'Italie

Le Journal — 26 aout 1894

Une noce passait, hier, boulevard d'Italie se rendant à la mairie du treizième arrondissement. Au moment où les fiancés allaient entrer dans le monument, un coup de feu retentit : c'était un tout jeune homme, nommé Roche, qui venait de se loger une balle dans la tête.

il avait' quelque temps avant, sollicité — vainement —la main de cette même jeune fille qu'on allait marier.

Roche a été transporté à l'hôpital Cochin.

Son état est désespéré.


 Excédé de l'inconduite de sa femme un gazier la blesse d'un coup de revolver - 1929

Excédé de l'inconduite de sa femme un gazier la blesse d'un coup de revolver

Le Petit-Parisien  ― 10 janvier 1929

Au cour» d'une querelle de ménage, survenue, hier soir, vers 21 heures, au sixième étage, 137, boulevard de l'Hôpital, Henri Noirot, vingt-huit ans, gazier, a tiré deux coups de revolver sur sa femme, Alice, vingt-neuf ans. Celle-ci  a été atteinte d'une balle dans le dos.

Prévenus par des voisins, des gardiens de la paix ont transporté la blessée à la Pitié où son état n'a pas été jugé grave. Arrêté, le mari meurtrier a déclaré que depuis trois années, ses trois enfants et lui menaient une existence lamentable, sa femme se livrant à la boisson et à la débauche.

Hier soir, comme d'habitude, Noirot, en rentrant de son travail, n'avait pas trouvé le diner  prêt ; ses enfants n'étaient pas encore débarbouillés. Il adressa  à sa femme des reproches, auxquels elle répondit par des injures et des menaces. D'où le drame. Les témoignages des voisins sont favorables au gazier.


Faits divers

 La police devra-t-elle assiéger dans la cité Jeanne-d'Arc Henri Odoux qui blessa sa voisine ? - 1935

La police devra-t-elle assiéger dans la cité Jeanne-d'Arc
Henri Odoux qui blessa sa voisine ?

Le Journal ― 23 septembre 1935

La cité Jeanne-d'Arc, dont on connaît les titres à une triste célébrité, a été encore, hier soir, le théâtre d'un drame sanglant. Une mère de famille, une jeune femme, a été sauvagement égorgée par un alcoolique sans que les voisins, terrorisés, aient osé intervenir.

Dans l'immeuble plusieurs fois séculaire, aux murs visqueux et noirs qui fait l'angle entre la cité et la rue Jeanne-d'Arc, à la hauteur du numéro 73 de cette voie, habite M. Royer, 33 ans, manœuvre, sa femme, Hélène, 29 ans, et ses deux enfants, âgés respectivement de 5 ans et de 2 ans. Le ménage a pour voisin dans la longue galerie sur laquelle s'ouvrent les taudis, le chiffonnier Henri Odoux, 50 ans.

Henri Odoux, dont l'état habituel est l'ivresse, est un individu considéré comme très dangereux par son entourage. De plus, il était ces temps derniers atteint de la maladie de la persécution. Sa rancune de brute se porta tout d'abord sur les concierges. Il accusait ceux-ci d'avoir fourni de mauvais renseignements sur un de ses amis qui avait été victime d'un accident d'auto. Puis. le chiffonnier classa subitement au nombre de ses ennemis ses voisins, les époux Royer.

L'autre soir, on le vit rentrer chez lui, l'œil plus mauvais que d'habitude. En passant devant la loge il avait jeté cette menace entre ses dents :

« Faudra que j'en descende deux ! »

L'alcoolique n'avait pas proféré une vaine menace. Hier soir, à 21 heures 30, tapi dans les ténèbres de son corridor, un couteau à la main, il guettait...

Et quand l'infortunée Mme Royer sortit de son logement, le furieux se jeta sur elle et lui porta un coup de couteau à la gorge.

La malheureuse eut la force d'appeler à l'aide. Son mari accourut et des voisins demandèrent du secours par les fenêtres. Mais déjà, le meurtrier avait pris la fuite. à toutes jambes.

Transportée à l'hôpital de la Pitié, la blessée a déclaré que son agresseur l'avait frappée sans la moindre provocation. Son état est assez grave.

Tard dans la soirée, l'émotion était encore vive dans la cité, d'autant plus que le bruit courait que le criminel avait regagné son logement et qu'il s'y barricadait, décidé à défendre farouchement sa liberté.

Il est vraisemblable que ce matin de bonne heure la police devra l'assiéger.


Cité Jeanne-d'Arc
La cité Jeanne-d'Arc vers 1900


A lire également

La suite des événements


Communiqué

Dépurez-vous

La cure d'iode
Elle est indispensable en cette saison

Tous les médecins recommandent de faire, en cette saison où le sang travaille, une cure dépurative. Elle s'impose non seulement aux intoxiqués généraux, aux arthritiques, aux artérioscléreux, aux obèses, aux bronchiteux, mais aussi aux bien portants qui veulent nettoyer et donner plus de force à leur sang, condition primordiale d'une bonne santé.

La cure dépurative se fait de la façon suivante : on se procurera de l'iode non toxique (Vasculose Cocset) et on en prendra trente gouttes deux fois par jour pendant trois semaines. Au besoin, si l'on se sent particulièrement intoxiqué — malaises, migraines, lassitude — on continuera la cure pendant trois autres semaines. L'iode parcourt l'organisme, brûle les déchets, détruit les poisons, purifie le sang et le fortifie. Le sang allégé circule mieux dans les artères désincrustées, la tension artérielle baisse, les varices, les hémorroïdes et les accidents féminins du retour d'âge s'atténuent et disparaissent. Rhumatisants et goutteux ressentiront un soulagement assez rapide mais ils devront prolonger la cure jusqu'à ce que les douleurs aient complètement disparu. La cure d'iode est absolument sans danger, si on la fait au moyen de la Vasculose Cocset, qui est de l'iode « stabilisé » grâce à son association avec des extraits végétaux. Cette préparation s'obtient dans toutes les pharmacies en flacon à 10 fr. 95. Bien demander au pharmacien de la Vasculose Cocset et non pas simplement de l'iode pur qui pourrait causer des accidents d'intolérance.


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