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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 26 octobre 1874 (un lundi), la Société municipale de Secours mutuels des quartiers de la Maison-Blanche et Croulebarbe, donnait, à 2 h., au théâtre des Gobelins, un concert au profit de sa caisse des retraites.


L'École Estienne est installée à son emplacement actuel depuis novembre 1889 mais n'a été inaugurée que le 1er juillet 1896 par le président de la République, M. Félix Faure.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un Cheval dans une boutique - 1897

Un Cheval dans une boutique

Le Petit-Parisien ― 27 mars 1897

Le fiacre numéro 7119 descendait hier matin, vers dix heures et demie, l'avenue de Choisy, lorsque le cheval s'emballant tout à coup partit à fond de train, malgré les efforts que faisait le cocher pour le contenir.

Tout à coup la bête affolée obliqua à droite, puis alla donner tête baissée dans la porte vitrée d'une boutique de porcelaine, située au numéro 196.

Le marchand, M. Braul, était heureusement dans le fond du magasin, car l'élan du cheval fut si violent qu'il entra entièrement dans la boutique, brisant glaces, comptoir, vaisselle, potiches, etc.

Il a fallu pénétrer à l'intérieur de la porcelainerie par une porte ouvrant sur le corridor pour dételer l'animal.

La pauvre bête s'est fait des blessures telles qu’il faudra sans doute l'abattre. Le fiacre est également fort endommagé.

Quant aux dégâts causés dans la boutique, ils sont considérables.


 Victimes des autos - 1923

Victimes des autos

Le Gaulois —7 octobre 1923

M. Auguste Vandecrane, 27, rue Vandrezanne, traversait l'avenue des Gobelins, la nuit dernière vers deux heures et demie, et voulut passer entre deux voitures, mais il ne remarqua pas que l'une était remorquée par l'autre et non éclairée. Pris dans la, corde qui reliait les deux voitures, il a été grièvement blessé à l'épaule droite.

Hier matin, boulevard de l'Hôpital, en face le 121, un taxi conduit par Joseph Boury, 8, ruse des Portes-Blanches, a été heurté par une voiture attelée d'un cheval et conduite par le nommé Clozeau de Linas (Seine-et-Oise). M. François Daubée, étudiant, vingt-deux ans, qui occupait le taxi a été blessé par des éclats de verre. Il est à la Charité.


LIEUX DU TREIZIÈME

 Le clos Payen

Le clos Payen

Le Figaro — 11 novembre 1891

Encore un coin du vieux Paris que la pioche des démolisseurs va transformer en « maisons de rapport » : le Clos Payen, qui s'étend sur 22,000 mètres carrés, entre la rue du Champ- de-1'Alouette, la rue Corvisart, la Bièvre et le boulevard d'Italie.

L'entrée se trouve sur la rue du Champ-de- l'Alouette ; vous franchissez une porte cochère donnant accès sur de petits jardins, au bout desquels un bâtiment d'apparence modeste s'offre à vos regards : un rez-de-chaussée, un étage et des mansardes. La façade a vingt mètres, elle est flanquée de-deux ailes formant une cour intérieure ornée d'un puits. Le tout date de Charles IX.

A. l'intérieur, un escalier grossièrement sculpté rappelant celui du musée de Cluny ; des passerelles, d'une hardiesse prodigieuse, ne reposant que sur de faibles corbeaux de bois, et des logements immenses coupés de- puis longues années en une quarantaine de chambres où s'abritent autant de ménages.

Heureux locataires d'un grand seigneur très connu dans les cercles artistiques de Paris ! On en compte jusqu'à six qui lui paient une redevance annuelle ! Les autres ne supposent même pas qu'il soit possible de leur réclamer un loyer. Ils vivent là parce qu'ils y sont nés. Ils y ont grandi, isolés, conservant toute la saveur de l'esprit des Gaulois qui habitèrent ce coin de terre. C'était tout près de là, en effet, que s'élevait l'habitation de saint Marcel, le contemporain de Clovis.

L'origine gauloise du « Clos Payen » est même tellement certaine pour les archéologues que l'un d'entre eux a offert de se charger de la démolition de l'immeuble, pourvu qu'on lui concède la propriété des antiquités gallo- romaines qui pourront être découvertes dans les fouilles.

Les habitants sont des mégissiers et des lavandières ; leur industrie florissait sur les bords de la Bièvre. Voilà une petite rivière qui va retrouver le calme et la limpidité. Pourquoi faut-il qu'on se prépare à la couvrir ? L'ordre sera .exécuté sous peu.

En même temps que les honnêtes travailleurs dont nous venons de parler, déguerpiront une certaine quantité d'escarpes qui avaient accaparé, dans le clos Payen, un corps fie logis donnant sur le-boulevard d'Italie : ils en avaient brûlé les portes et les fenêtres pour faire des feux de joie et ils conservaient tes bonnes traditions de la fameuse cour des Miracles rendue immortelle par Victor Hugo.

Qui va se plaindre de ce déménagement? Peut-être la police, habituée à trouver sans peine, en cet endroit, un grand nombre de ses clients. À cela près, tout le quartier sera content.


Le clos Payen et la Bièvre
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