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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

600 partisans de la désaffectation du mur d'enceinte de Paris et de la suppression des servitudes militaires se réunirent, le dimanche 6 mai 1894 en plein air à la Porte d'Italie pour défendre leurs revendications.


La rue située entre la rue du Château des Rentiers et la rue Nationale fut dénommée rue Deldroux, en 1888.
Deldroux était un canonnier qui, en 1871, préféra, mourir que de rendre sa pièce.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Le drame de la rue Gandon - 1894

Le drame de la rue Gandon

Le Radical — 3 décembre 1894

Des cris partant d'une maison composée seulement d'un rez-de-chaussée, habité par les époux Jouy, âgés, le mari de cinquante-neuf ans et la femme de cinquante-six, mettaient en émoi ; hier, vers huit heures du soir, les habitants de la rue Gandon.

Quelques-uns se précipitèrent dans le logement et aperçurent M. Jouy, qui est estropié, étendu sans connaissance sur le plancher, portant au crâne une profonde blessure, et Mme Jouy, que son fils Joseph, âgé de dix-huit ans, maintenait sur le sol, la frappant avec rage.

Le misérable qui était ivre, avait eu une discussion avec son père qui lui reprochait de ne jamais travailler. Furieux, il lui avait porté en pleine poitrine un coup de pied qui l'avait fait choir à la renverse, la tête sur l'angle d'une commode.

À ce moment, Mme Jouy étant intervenue, le forcené s'était rué sur elle.

Cet ignoble personnage est au Dépôt.

M. Joux, qui a, en outre, plusieurs côtes brisées, a été transporté, à l'hôpital de la Pitié. Son État est désespéré.


 Soldats attaqués

Soldats attaqués

Le Gaulois — 13 juin 1904

Des soldats du 24e régiment d'infanterie coloniale sortaient, samedi soir, d'un bal du boulevard de la Gare.

Ils furent insultés et bousculés par quelques anti« militaristes de moralité douteuse.

L'un des soldats dégaina pour se .défendre. Entouré aussitôt par cinq ou six énergumènes, il fut désarmé et grièvement blessé avec son sabre-baïonnette.

Des agents attirés par le bruit arrivèrent à temps pour arrêter l'un des agresseurs Armand Piazza qui a refusé de nommer ses complices.

Le soldat blessé a été transporté au Val-de-Grace.


LIEUX DU TREIZIÈME

 Le square Kellermann - 1942

SUR L'EMPLACEMENT DES FORTIFS

Le square Kellermann comportera piscine, plage dans un parc de 8 hectares

Le Matin ― 29 mai 1942

Le square Kellermann, qu'on est en train d'aménager entre la porte d'Italie et la poterne des Peupliers et dont M. Charles Magny, préfet de la Seine, a  visité mercredi les travaux d'installation, sera, une fois terminé, beaucoup mieux qu'un square, un magnifique jardin de huit hectares. La création en avait été décidée en 1936. Les travaux de construction interrompus en 1939, ont repris de l'activité.

Le parc occupe l'emplacement des fortifications démantelées, les terrains de la zone de Kremlin-Bicêtre et le jardin de l'ancien couvent des lazaristes avec ses beaux arbres.

L'entrée principale.se trouve sur le boulevard Kellermann entre deux bâtiments édifiés à l'occasion de l'exposition de 1937 et destinés à la jeunesse. De la haute terrasse qui surplombe le parc, la vue s'étend vers un lac et sa plage. entre la masse verte d'un jardin anglais et des espaces ensoleillés destinés aux jeux. C'est la pièce d'eau creusée dans la vallée de la Bièvre canalisée. Nageurs, et amateurs de bains de soleil s'en donneront à cœur joie.

Gentilly avec le clocher de son église, perché sur le versant d'en face fait une très jolie toile de fond à ce décor champêtre.

Le square Kellermann présentera ainsi un caractère des plus pittoresques, avec son cadre de vieux murs bâtis par les pères, ses terrasses et ses pentes ornées de plantes forestières et alpestres. Quel contraste avec  la Bièvre, décrite par Huysmans, « coulant noire et sordide, sacrifiée par les acides des tanneurs environnants, globulée de crachats, épaissie de craie, délayée de suie, roulant des amas de feuilles mortes et d'indescriptibles résidus qui la glacent ainsi qu'un plomb qui bout des pellicules ».

J. Chautard

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