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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1929, le 13e comptait 11 cinémas : Le Bobillot, le Cinéma des Bosquets, le Clisson-Palace, l'Éden des Gobelins, le Cinéma des Familles, le Jeanne d'Arc, le cinéma Moderne, le Palais des Gobelins, le Royal-Cinéma, le Sainte-Anne et le Saint-Marcel.


En 1911, selon Le Gaulois, on comptait onze ruelles dans Paris dont trois dans le treizième arrondissement : la ruelle des Gobelins, la ruelle des Kroumirs et la ruelle des Reculettes.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 La « Crème des Gobelins » - 1899

La « Crème des Gobelins »

Le Radical — 10 février 1899

Toto, dit « la Crème des Gobelins », avait pour maitresse une fille qu'on appelait « la Belle » sans plus, comme si, malgré son nez camus, elle représentait l'idéal suprême de la beauté. Un jour, à la fête des Gobelins, il vit « la Belle » payer les chevaux de bois à « Bibi-la-Ripette ». Cela le rendit furieux, et il administra à la fille une correction qui la mit en marmelade.

Le fait a valu, hier, « la Crème des Gobelins », de la part de la dixième chambre correctionnelle, une condamnation à treize mois de prison. C'est la cinquième qui le frappe.


 Un drame boulevard de l’Hôpital - Le Figaro – 5 mars 1897

Un drame boulevard de l’Hôpital

Le Figaro – 5 mars 1897

M. Edmond Laflesselle, employé dans une Compagnie d'assurances, se mariait il y a trois mois avec une jeune fille de dix-huit ans, Juliette Nassot, avec laquelle il entretenait des relations depuis longtemps déjà.

D'un caractère très jaloux, Laflesselle, se croyant trompé, avait averti sa femme qu'il la tuerait si jamais il apprenait… ce qu'il appelait couramment… son malheur.

En fut-il informé? On ne le sait. Toujours est-il que, rencontrant Juliette, hier soir, à neuf heures, en face du n° 119, du boulevard de l'Hôpital, il lui tira deux coups de revolver. Frappée au front, la jeune femme s'affaissa sans proférer un cri. Elle était morte. Le meurtrier se logea ensuite une balle dans la tempe droite. Il est soigné à l'hôpital de la Pitié. Son état est très grave.

Le corps de la défunte a été transporté d'abord a la Morgue, puis, après qu'on eut établi son identité à l'aide des papiers trouvés sur son mari, au domicile de sa mère.


LIEUX DU TREIZIÈME

 Hôpital de Lourcine

Hôpital de Lourcine.

A peu de distance de la manufacture des Gobelins, dans la rue de Lourcine, est l'hôpital qui porte le même nom, et dont on ne peut parler que pour mémoire, car il est invisitable, même pour les élèves en médecine qui n'y peuvent entrer qu'avec une carte spéciale.

C'est, du reste, aussi un hôpital spécial, réservé aux femmes atteintes de maladies vénériennes, pour lesquelles il y a 198 lits de chirurgie, 78 de médecine et 36 d'accouchement.

Il n'a cette destination que depuis 1836 ; avant cela, la maison, qui occupe une partie des bâtiments de l'ancien couvent des Cordelieres, supprimé à la Révolution et qui avait été fondé en 1283 par la reine Marguerite de Provence, femme de saint Louis, était un hospice pour les mendiants infirmes. Ces mendiants ayant été transférés ailleurs en 1833, on y mit les orphelins du choléra, qu'on n'y garda que trois ans.

L'hôpital de Lourcine n'a d'ailleurs rien de remarquable, les bâtiments conventuels dans lesquels il est installé, ayant été reconstruits au siècle dernier, mais il y a quelque chose de fort curieux dans la rue, c'est le pont-viaduc sur le quelle boulevard Arago, qui n'est pas du même niveau, tant s'en faut, la traverse; il y en a bien un autre aussi et pour le même usage, dans la rue Pascal, toute voisine, mais celui de la rue de Lourcine est plus pittoresque parce qu'on a ménagé, de chaque côté, des escaliers qui permettent aux piétons de passer d'une rue dans l'autre sans faire un long détour.

Paris et ses merveilles, par L. Huard -1890

Rue de Lourcine sous le boulevard Arago

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Savez-vous ce que c'est qu'un Bijoutier ?...
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