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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

L'Hôpital de la Vieillesse pour femmes, autrement dit la Salpétrière, comptait, en 1860, 4422 lits dont 1341 pour les aliénées. En moyenne, par an, dans les années 1850-60 , 2100 aliénées y faisaient leur entrée et 800 y mourraient.


L'actuelle rue Fagon a porté le nom de rue de la barrière des Gobelins.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1933

Les jardins des Gobelins menacés ?

Les jardins des Gobelins forment dans un quartier populeux une oasis de fraîcheur et de verdure. Ils couvrent près de trois hectares et constituaient naguère une île entre deux bras de la Bièvre.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Suicide

Suicide

Le Gaulois ― 8 septembre 1878

La nommée Louise G..., blanchisseuse, âgée de 25 ans, a tenté hier de se suicider en se jetant  dans la Bièvre, à  l’angle de la rue des Gobelins. Retirée aussitôt par le nommé Jean Joseph, tanneur, elle a été portée au poste des Gobelins, où elle a reçu les premiers soins, et de là en voiture à l’hôpital de la Pitié.


 BAGARRE A LA MAISON-BLANCHE - 1897

Bagarre à la Maison-Blanche

Le Gaulois — 23 mars 1897

Une grave bagarre s’est produite, l’avant-dernière nuit, place Jeanne-d’Arc, dans le quartier de la Maison-Blanche : un Alsacien, Louis Klamber, a été à moitié assommé par la foule.

Klamber avait, en effet, infligé dans la soirée une correction violente à un passant qu’il avait pris pour un enfant dont il avait à se plaindre. Le bruit se répandit dans le quartier que « l’Alsacien » venait de tuer un enfant.

Bientôt plus de mille personnes s’amassaient devant le logis de Klamber et une douzaine de justiciers improvisés le frappaient cruellement.

Le pauvre homme allait succomber quand la police intervint. Dix arrestations ont été opérées Klamber a été transporté à l’Hôpital de la Pitié.


Faits divers

 A l'hôpital de la Pitié un fou cherche à tuer un surveillant de nuit - 1908

SANGLANTE TRAGÉDIE

A l'hôpital de la Pitié un fou cherche à tuer un surveillant de nuit

IL S'ENFUIT ET SE SUICIDE

Le Petit-Parisien ― 15 septembre 1908

Une effrayante tragédie s'est déroulée, dans la nuit d'hier, à l'hôpital de la Pitié. Frappé subitement de folie furieuse, un malade en traitement dans la salle Piorry, Charles-Albert Baxloy, âgé de trente ans, habitant 10, rue Dunois, dans le treizième arrondissement, a tenté de tuer un veilleur de nuit, M. Julien Mercier, âgé de quarante ans. S'étant ensuite évadé de l'hôpital en escaladant le mur d'enceinte, le dément se porta plusieurs coups de couteau à la poitrine. Il a succombé peu après à ses horribles blessures.

Une terrible apparition

Barloy avait été admis à l'hôpital de la Pitié le ~ti août dernier et l'on n'avait pas tardé à remarquer qu'il donnait, des signes d'exaltation. Le malade paraissait atteint d'un commencement d'aliénation mentale.

La nuit dernière, vers deux heures et quart, Barloy, s'asseyant sur son séant, se mit à écrire. L'infirmier Mercier, de garde dans cette salle s'approcha et l'invita à se recoucher.

― C'est bien fit simplement Barloy. Et, s'allongeant dans son lit, il fit mine d'obéir.

Ayant effectué une tournée dans la salle et constaté que tous les malades reposaient, M. Mercier alla s'asseoir dans un fauteuil et ne tarda pas à s'assoupir.

Il y avait à peine un quart d'heure qu'il somnolait ainsi, lorsqu'il fut réveillé en sursaut. Barloy, complètement nu, un couteau à la main, se trouvait devant lui.

Le fou, qui avait conçu le projet d'assassiner celui qui l'avait empêché d'écrire, avait quitté sa couche sans bruit, s'était armé, on ne sait comment encore, puis s'était dirigé vers le fauteuil, en passant derrière les lits, pour mieux se dissimuler au cas où M. Mercier eût rouvert les yeux.

Avec une rage, une férocité inouïes, il l'attaqua, le frappant à la fois de son couteau, et de son poing gauche fermé. Surpris par cette brusque et sauvage agression, l'infirmier résista de son mieux, mais bientôt il se trouva vaincu et s'effondra, perdant son sang en abondance. Le voyant sur le sol. l'aliéné se mit, alors, à le piétiner avec rage, en poussant de véritables hurlements.

L'homme nu s'enfuit!...

Cependant, au bruit de la lutte, on accourait de toutes parts. Malades et infirmiers intervinrent et, au prix des plus grandes difficultés, réussirent, enfin, à soustraire Mercier à la fureur homicide du meurtrier.

Celui-ci, alors, s'enfuit par l'escalier principal, et ce fut, dans l'établissement, une poursuite acharnée à laquelle Mercier, revenu à lui, tint à prendre part.

Le malheureux surveillant, rassemblant le peu de forces qui lui restaient, descendit jusqu'au palier du premier étage, marquant son passage par une large traînée rouge. Mais, là, exténué, il s'affaissa et perdit connaissance. On le retrouva évanoui quelques instants après devant la porte de la salle Reyer.

Barloy, toujours sans aucun vêtement et traqué de plus en plus par les infirmiers et les malades, arriva jusqu'au mur d'enceinte. On pensa alors pouvoir le capturer avec facilité. Il n'en fut rien. Tel un chat, le dément s'élança contre le mur et se mit à l'escalader, s'aidant des mains et des pieds et se déchirant les chairs contre la pierre. Ceux qui l'avaient poursuivi, ahuris et effrayés, le virent bientôt atteindre le faite. D'un bond, Barloy sauta dans la rue et disparut à leurs yeux.

Le coupable se fait justice

Le fou, qui, au cours des péripéties dramatiques de sa fuite, ne s'était pas démuni de son couteau, se porta alors à la poitrine plusieurs coups de son arme. Par ses multiples blessures, le sang se mit à couler abondamment. Absolument épuisé, il tomba enfin sur le trottoir, rue de la Pitié, devant la maison portant le numéro 2.

Un garçon laitier, passant par là, le découvrit peu après, gisant inanimé, et se hâta de prévenir deux gardiens de la paix. Tandis qu'on informait du fait M. Defert, commissaire de police du quartier Saint-Victor, les agents reconduisaient le blessé à l'hôpital de la Pitié.

Malgré tous les soins qui lui furent prodiguée, Barloy expira vers cinq heures du malin, sans avoir repris connaissance. Ce malheureux était à Paris depuis deux mois seulement.

Marié et père de deux enfants, il habitait auparavant avec les siens à Saint-Michel (Marne).

Bon ouvrier mouleur, il gagnait largement sa vie dans une usine de son pays. Son patron n'avait qu'à se louer de ses services. Mais depuis un certain temps il présentait des symptômes inquiétants, lorsque, sur les conseils de ses amis et de son médecin, il vint à Paris pour se faire soigner.

Il descendit au numéro 10 de la rue de Dunois, chez un de ses compatriotes, M. Bréguet, employé d'octroi de la ville de Paris.

Dans si l'après-midi, M. Defert, commissaire du quartier Saint-Victor, est allé interroger le blessé.

M. Mercier a pu lui faire le récit de l'effroyable agression, tel qu'on l'a lu plus haut. Son état, quoique très grave, n'est pas désespéré.

Depuis cinq ans, il appartient au personnel de l'hôpital de la Pitié. C'est un excellent serviteur, estimé de ses chefs et aimé de tous ses camarades, qui font des vœux pour son prompt rétablissement.

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M. Steeg, maire de Berlin, à l'école de la rue Küss

Le Docteur Steeg, maire de Berlin, ou plus exactement, président de l'administration municipale de la capitale du Reich est, depuis quelques jours, on le sait, l'hôte de Paris. (1941)

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On va prochainement soumettre aux formalités d'enquête le projet d'ouverture de la rue du Transit, partie comprise entre la rue de la Glacière et la rue du Château-des-Rentiers. Cette portion du 13e arrondissement est généralement peu connue ces Parisiens du boulevard. C'est une région arrosée par la nauséabonde rivière de Bièvre, dont un des bras prend le nom de rivière morte. (1867)

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Faits divers

Le drame de la rue de Tolbiac : un commis boucher blesse grièvement sa femme puis se suicide - 1936

Il semble que seule la neurasthénie ait poussé Paul Seguin, quarante-neuf ans, commis boucher, vouloir tuer sa femme pour se loger ensuite une balle dans la tête.

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Le drame de la rue de Tolbiac : Un soldat tire sur sa femme et la blesse mortellement - 1908

Un drame conjugal s'est déroulé, hier soir, 245, rue de Tolbiac.

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Le drame de la rue de Tolbiac : le cordonnier violent avait tué avec un tranchet - 1912

Le cordonnier Auguste Seigneur, âgé de vingt-huit ans, est un homme d'une extrême violence. Il comparaissait, hier, devant la cour d'assises de la Seine sous la double accusation d'homicide volontaire et de coups et blessures.

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Le drame de la rue de Tolbiac : un drame passionnel fait deux morts - 1906

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Le drame de la rue de Tolbiac : double tentative de meurtre - 1895

Deux frères, Georges et Hippolyte Primitif, âgés, le premier de trente-sept ans et le second de trente-deux manouvriers, demeurant dans le treizième arrondissement, avaient voué une haine implacable à un marchand de vin da la rue de Tolbiac

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Le drame de la rue de Tolbiac : double tentative de meurtre - 1895 (Petit-Parisien)

Une double tentative de meurtre a mis en émoi, hier soir, les habitants de la rue de Tolbiac, dans le quartier de la Maison-Blanche.

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Le drame de la rue Jenner n°27 - 1893

Au n°27 de la rue Jenner habitent Mme veuve Guilbert et sa fille Julia, âgée de vingt-deux ans. Un cocher, Baptiste Morand, était le commensal ordinaire de !a maison.

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Le drame de la rue Jenner n°6 - 1893


Le drame de la rue des Tanneries - 1932


Le drame des Gobelins - 1904


Le crime de la rue de Tolbiac - 1902


Fiançailles d'Apaches - 1904


Un meurtre rue Baudricourt - 1904


Quadruple empoisonnement - 1893


Une bataille boulevard "Liabeuf" entre Agents et Apaches - 1911


Une équipe de terrassiers découvre cinq squelettes à la Maison-Blanche - 1923


Le crime de l'avenue d'Italie - 1899


Le drame de la rue Coypel - 1888


Le drame de l'avenue de Choisy - 1888


Le drame de l'avenue de Choisy - 1911


Bataille rangée entre consommateurs à la porte d'un café - 1939


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