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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1911, selon Le Gaulois, on comptait onze ruelles dans Paris dont trois dans le treizième arrondissement : la ruelle des Gobelins, la ruelle des Kroumirs et la ruelle des Reculettes.


A son inauguration, le pont de Tolbiac présentait une longueur totale de 295 mètres.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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Noté dans la presse...

1857

Le futur boulevard Saint-Marcel

Un arrêté du préfet de la Seine vient d'ouvrir une enquête à la mairie du douzième arrondissement pour le percement d'un nouveau tracé qui, sous le nom de boulevard Saint-Marcel, doit relier le boulevard Montparnasse au boulevard de l'Hôpital

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C'est arrivé dans le 13ème

 Les pruneaux du quartier de la Gare - 1895

Les pruneaux du quartier de la Gare

Le Figaro — 16 janvier 1895

Quand les ménagères du quartier de la Gare entendaient le cri « Pruneaux ! Pruneaux ! » jeté dans la rue par un petit homme grisonnant, poussant devant lui une voiture à bras, elles savaient à quoi s'en tenir et descendaient en hâte.

Car ce n'étaient pas des pruneaux que leur vendait Louis Durand surnommé Pruneau mais des allumettes de contrebande. Arrêté hier, en flagrant délit, il a été conduit au commissariat de M. Bolot où, pour toute défense et sans mot dire, il s'est mis à enflammer ses allumettes, l'une après l'autre. De la première à la dernière, toutes ont flambé, sans un raté.

Malgré l'excellence de ses produits, Pruneau a été envoyé au Dépôt !


 A nous le coffre-fort.- 27 mars 1897

A nous le coffre-fort.

Le Matin – 27 mars 1897

Un brocanteur de la rue Nationale, M. Monteil, s'était rendu au théâtre jeudi soir.

Quand il rentra chez lui, vers minuit et demi, il fut surpris de trouver sur la table de la salle à manger une lampe allumée. Bientôt, il constata que des cambrioleurs avaient pénétré dans sa boutique pendant son absence. Les malfaiteurs s'étaient introduits, dans la maison, qui n'a pas de concierge, en escaladant une fenêtre du premier étage. De là, ils avaient pénétré dans l’arrière boutique où, se trouve, scellé dans le mur le coffre-fort du brocanteur. Les voleurs n'ayant pu le forcer, l'avaient défoncé à l'aide d'une énorme barre de fer qui a été retrouvée sur les lieux. Au préalable, ils avaient essayés de le desceller en démolissant une partie du mur.

Le vol commis par les malfaiteurs s'élève à 7,500 francs environ, tant en espèces qu'en valeurs au porteur.

Le service de Sûreté a été chargé de rechercher les auteurs de ce vol audacieux.


Faits divers

 Des bandits en auto dévalisent une passante puis attaquent une crémière - 1931

Des bandits en auto dévalisent une passante puis attaquent une crémière

Le Journal — 17 décembre 1931

D'audacieux bandits, des jeunes gens, si l'on en croit le signalement donné par les victimes, ont opéré, l'autre nuit, d'abord rue du Bois-de-Boulogne, à Neuilly, puis rue Brillat-Savarin, en utilisant une automobile volée.

Vers minuit, Mme Nadgia Zulsicar, âgée de 40 ans, regagnait son domicile, 43, rue du Bois-de-Boulogne, à Neuilly, lorsque, à la hauteur de l'avenue de Madrid, une automobile, dans laquelle se trouvaient trois individus, s'arrêta. Un jeune homme d'une vingtaine d'années, de petite taille, nu-tête, portant un cache-col beige autour du cou, en descendit, arracha le sac à main de la passante et remonta dans l'auto qui démarra rapidement.

Mme Zulsicar déposa une plainte au commissariat de police de Neuilly, où elle crut pouvoir indiquer le numéro de la voiture 7.079.

Quelques heures plus tard, à 5 h. 40, Mme Blanche Jaillon, 54 ans, demeurant, 2, rue Esquirol, remarquait, en ouvrant le dépôt de lait dont elle est gérante, 18, rue Brillat-Savarin, une puissante conduite intérieure qui stationnait, phares allumés, à une centaine de mètres de là, rue Kuss.

Tandis qu'elle commençait son travail, la voiture passa devant la crémerie, stoppa. Deux jeunes gens en descendirent revolver au poing, pénétrèrent dans la boutique tandis qu'un troisième faisait le guet sur le pas de la porte.

Passant chacun d'un côté du comptoir, derrière lequel se tenait Mme JailIon, ils braquèrent sur elle leurs armes.

Puis, de sa main libre, un des agresseurs s'empara du sac à main de Mme Jaillon qui renfermait un peu plus de 1.100 francs. Couvrant leur retraite avec  leurs revolvers, les malfaiteurs sautèrent dans la voiture dont le moteur continuait de tourner et au volant de laquelle attendait un quatrième individu. Ils prirent alors la fuite dans la direction de la place de Rungis.

Sans perdre son sang-froid, Mme Jaillon se précipita sur leurs traces, releva le numéro de la voiture : 7.079 E, et alerta aussitôt police-secours.

Une enquête a été ouverte.

Dans la matinée, un balayeur de la Ville de Paris rapportait, au commissariat de la Maison-Blanche, le sac à main de Mme Jaillon, qu'il venait de trouver, délesté de son contenu, avenue d'Italie, à l'angle de la rue du Moulinet.

La victime a pu fournir un signalement, d'ailleurs assez vague, de ses agresseurs. Ce sont des jeunes gens de 17 à 18 ans, vêtus d'imperméables kaki de bonne coupe. Par contre, elle n'a pu distinguer les traits du chauffeur.

Le brigadier Lefranc et l'inspecteur Robaglia, de la police judiciaire, ont été chargés de les rechercher.


Deux ans plus tard ...

En juillet 1933, Fernand  Gaspard, Georges Poulin, Marcel Bruneau, Raymond Regourd et la femme Marie Clément, née Desbrosses, maîtresse de Gaspard comparaissaient devant la Cour d'assises de la Seine pour y répondre de multiples vols à main armée dont celui commis au préjudicie de la crémiere de la rue Brillat-Savarin. (NdE)

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

L'élargissement de la rue Mouffetard et l'aménagement de la place d'Italie

L'administration vient de faire déposer à la mairie du 13e arrondissement le plan parcellaire des propriétés dont la cession est nécessaire en tout ou en partie pour exécuter l'élargissement de la rue Mouffetard et la transformation d ela place d'Italie. ()

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Cette voie s'ouvrira en face la place de la Collégiale et viendra déboucher sur le boulevard extérieuraprès avoir coupé le faubourg Saint-Jacques. (1858)

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Les démolitions qu'on exécute en ce moment dans le faubourg Saint Marcel viennent de remettre au jour un coin très pittoresque du vieux Paris. (1868)

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Les travaux du puits artésien qui est en cours d'exécution à la Butte-aux-Cailles, dans le 13e arrondissement de Paris, se poursuivent régulièrement, et la profondeur atteinte par l'instrument de forage dépasse aujourd'hui 350 mètres. (1868)

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Menu faits divers

Faits divers

L'incendie de l'avenue de Choisy - 1893

Un incendie considérable s'est déclaré, hier soir, vers quatre heures, dans les magasins et hangars de M. Rouzé, grainetier, 197 et 199, avenue de Choisy.

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Avant-hier à deux heures de l'après-midi, une voiture d'une forme spéciale était arrêtée avenue des Gobelins, à l'angle du boulevard Saint-Marcel.

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Un événement des plus étranges et des plus poignants en même temps vient de survenir au numéro 2 de la rue Michal, dans le treizième arrondissement.

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Drame de la misère et de l'ivrognerie à la Maison-Blanche - 1934

Un drame navrant de la misère et de l'ivrognerie a mis en émoi, à la fin de l'après-midi d'hier, le populeux quartier de la Maison-Blanche.

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Le drame de la rue du Tage : Le parricide condamné à 5 ans de réclusion - 1935

Les Sorel ont abandonné le clair logis de Belleville et sont allés vivre, à l'autre bout de Paris, rue du Tage...

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Le drame de la rue du Tage - 1903

Un drame qui a causé une profonde émotion dans le quartier de la Maison-Blanche s'est déroulé, hier soir à dix heures, dans l'immeuble portant le numéro 8 de la rue du Tage

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Le drame de la rue Albert - 1907


Le drame de la rue de Patay - 1892


Le drame de la rue Duméril - 1888


Les crimes d'un alcoolique - 1898


Esclave de sa Colère - 1895


L'alcoolisme - 1895


Un bien triste individu - 1896


Un coup raté - 1891


Le crime de la Cité Jeanne d'Arc - 1907


Le crime de la Cité Jeanne d'Arc - 1907


Haustrate aux Assises -1907


Les étrangleurs des Gobelins - 1895


Un drame boulevard de l'Hôpital - 1897


Un jeu dangereux - 1897


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