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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En septembre 1896, M. Perruche, commissaire de police des quartiers de la Salpêtrière et de Croulebarbe était amené à enquêter sur le vol d'un perroquet.


Le 4 octobre 1923, par suite d'un dérapage, un camion-auto, chargé de caisses vides, renversait un candélabre en face le numéro 41 de la rue de Tolbiac.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Dans un bal - 1982

Dans un bal.

La Lanterne — 3 février 1892

Rixe hier, entre agents et danseurs, dans un bal-musette de la rue Coypel, au cours de laquelle un des assistants, Charles Boyer, dit la Rincette, saisit l'agent Jean et essaya de le terrasser. Les gardiens de la paix dégainèrent et blessèrent plusieurs de leurs agresseurs : un nommé Alphonse Lasserbes, dit Têtard, reçut dans le ventre un coup d'épée-bayonnette qui l'étendit à terre. Il a été transporté mourant à l'hôpital de la Pitié.


 Il blesse son amie d'un coup de couteau - 1928

Il blesse son amie d’un coup de couteau

Paris-Soir — 26 aout 1928

À minuit, rue du Château-des-Rentiers, numéro 58, Marie Mohnen, âgée de 30 ans, domiciliée 90, rue Regnault, a, au cours d'une discussion avec son amant, Adrien Deretmacher, âgé de 39 ans, été frappée d'un coup de couteau par celui-ci.

Après pansement à l'hôpital de la Pitié, Mme Mohnen a pu regagner son domicile.

Le meurtrier a été arrêté et mis à la disposition du commissaire de police du quartier de la Gare.


Lu dans la presse...

 La passerelle de la Maison-Blanche -1907

La passerelle de la Maison-Blanche

Inauguration prochaine ― On fait des préparatifs dans le nouveau quartier — La cérémonie de dimanche. M. Viviani la présidera

Le Radical ― 18 juin 1907

Tout un coin du quartier de la Maison-Blanche, celui qui s'étend de la rue Bobillot à la rue Cacheux, par la place Rungis, est en fête : dans quelques jours on inaugurera solennellement la nouvelle et légère passerelle métallique qui, passant au-dessus des voies du chemin de fer de Ceinture, à la Glacière, relie maintenant entre eux deux points jusqu'à présent fort éloignés l'un de l'autre.

La passerelle vue de la place de Rungis

Et c'est un événement ! L'édification de cette passerelle marque en effet une date importante dans l'histoire d'un quartier demeuré longtemps quelque peu désert. L'emplacement était magnifique pourtant ; bien aéré, en bordure des fortifications et touchant au square si joli de Montsouris, il présentait toutes les garanties désirables de salubrité et de confortable. Oui, mais les terrains étaient mouvants, de vastes fossés existaient, et c'était l'isolement. Alors de concert avec les services techniques de la Ville, M. Rousselle, le père, l'ancien président du Conseil municipal, entreprit une œuvre considérable d'assainissement, d'hygiène et d'aménagement. Les fossés furent comblés, des voies nouvelles tracées.

La mort surprit malheureusement l'ancien président dans son œuvre si utile. Mais son fils, M. Henri Rousselle, conseiller actuel du quartier, la poursuivit énergiquement et, avec l'appui du comité radical socialiste, parvint à la mener entièrement à bonne fin.

Les rues Barrault et Bobillot vues de la place de Rungis vers 1907.

Aujourd'hui, la rue Bobillot, large et spacieuse est une voie magnifique ; la rue de Tolbiac, la place Rungis et toutes celles qui rayonnent autour de la place sont bien alignées, propres, pleines de vie et d'entrain L'endroit est transformé de fond en comble.

Et là où l'on rencontrait jadis des terrains abandonnés s'élèvent maintenant de coquettes maisons qui donnent à ce coin du treizième arrondissement une intensité, an mouvement auquel il n'était vraiment pas habitué.

Quant à la passerelle métallique, trait d'union placé entre la rue Cacheux, les fortifications et la rue Bobillot, elle évite désormais aux habitants de chacun des deux points la peine de faire un trajet considérable pour passer des uns chez les autres. La passerelle est la continuation directe des rues Bobillot et Cacheux par-dessus le chemin de fer.

Elle est longue de près de 100 mètres et a coûté environ 70,000 francs. Le Conseil municipal avait voté sa construction il y a deux ans ; ce sont les ingénieurs de la Ville de Paris qui l'ont construite.

C'est pour fêter son achèvement en même temps que la transformation de leur quartier que les habitants organisent une jolie fête locale, dimanche prochain à trois heures. M. Viviani, ministre du travail, la présidera.

Y assisteront également : MM. de Selves, préfet de la Seine ; Ranson, président au Conseil général ; notre collaborateur M. Ferdinand Buisson, député de l'arrondissement ; M. Henri Rousselle, conseiller municipal, et différentes autres notabilités politiques.

Des discours seront prononcés. Puis un concert vocal et un concert instrumental auront lieu, un défilé sera organisé, et, le soir, sur la place Rungis, on dansera.

La Maison-Blanche est dans la joie !


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