entete


UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

sans titre 1

SAVIEZ-VOUS QUE...

Le lundi 6 mai 1878, le cardinal-archevêque de Paris visita et bénit à trois heures, la nouvelle crèche fondée rue de la Glacière, 41, et confiée aux sœurs de Saint-Vincent-de-Paul. Le maire de l'arrondissement, M. Duplessis, et plus de deux cents personnes assistèrent à cette touchante cérémonie.


En 1892, Mesdemoiselles Dufrène, disposant de hautes références, donnaient des leçons d'italien au 27 de l'avenue des Gobelins.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1925

Portrait : Emile Deslandres

Conseiller municipal du quartier Croulebarbe

Lire la suite...

sans titre 1

C'est arrivé dans le 13ème

 Malheureuse mère - 1899

Malheureuse mère

Le Gaulois ― 12 mars 1899

Des agents ont trouvé hier matin, évanouie sur  un banc, boulevard Arago, une femme âgée d'une trentaine d'années, assez pauvrement vêtue et qui tenait dans ses bras une petite fille âgée d'un an.

La pauvre femme, qui mourait de faim, ainsi que son enfant, fut transportée à  l'hôpital Cochin.

Elle a déclaré qu'elle avait perdu il y a deux mois son mari et que depuis lors elle était plongée avec sa petite fille dans la plus affreuse misère. Il y a deux jours, elle avait quitté la ville qu'elle habitait et était venue à pied à Paris.


 BAGARRE A LA MAISON-BLANCHE - 1897

Bagarre à la Maison-Blanche

Le Gaulois — 23 mars 1897

Une grave bagarre s’est produite, l’avant-dernière nuit, place Jeanne-d’Arc, dans le quartier de la Maison-Blanche : un Alsacien, Louis Klamber, a été à moitié assommé par la foule.

Klamber avait, en effet, infligé dans la soirée une correction violente à un passant qu’il avait pris pour un enfant dont il avait à se plaindre. Le bruit se répandit dans le quartier que « l’Alsacien » venait de tuer un enfant.

Bientôt plus de mille personnes s’amassaient devant le logis de Klamber et une douzaine de justiciers improvisés le frappaient cruellement.

Le pauvre homme allait succomber quand la police intervint. Dix arrestations ont été opérées Klamber a été transporté à l’Hôpital de la Pitié.


Faits divers

 Un journaliste yougoslave assassiné à la Balte-aux-Cailles - 1930

UN DRAME MYSTÉRIEUX

Un journaliste yougoslave assassiné à la Butte-aux-Cailles

Paris-Soir — 4 mars 1930

Accrochée au boulevard Blanqui, la rue des Cinq-Diamants escalade la Butte-aux-Cailles. Rue morne et sans fantaisie, elle aligne, le long de maigres trottoirs, une vulgarité perspective de maisons lisses, crises, mornes, trouée, çà et là, par les contrevents vert pomme d'un bar ou par la façade blanchie à la chaux d'un meublé pauvre.

C'est dans l'un de ces hôtels, celui qui étale, au numéro 21, l'enseigne du « Papillon d'Or », que le 1er février dernier, un Yougoslave, Joseph Werner, étudiant, à l'école de journalisme de son pays, élisait domicile. Sa venue ne manqua point de surprendre la patronne, habituée à héberger en majeure partie des couples ouvriers. Jean Werner, un garçon de 25 ans, au visage intelligent, barre d'une petite moustache noire, et porteur de grosses lunettes d'écaille, avait l'air d'un gentleman. Cependant, comme il demandait une pente chambre pas chère, la patronne crut comprends qu'il s’agissait d’un garçon momentanément gêné et lui donna, dans le bâtiment de derrière, une petite pièce sommairement meublée que le Yougoslave jugea très suffisante. Il acquitta le loyer d'une semaine et commença de mener une existence régulière. Il sortait tard de chez lui et rentrait de bonne heure. Il n'adressait jamais la parole à personne. Il ne recevait ni visite, ni lettre. Bientôt on se désintéressa de ce singulier locataire.

Tout ce qu'on savait, c'est qu'il avait, logé auparavant dans un hôtel situé au 50 de la rue du Commerce, à Grenelle.

*
*           *

Ce matin, à 6 h. 10, six détonations retentirent dans la chambre de l'inconnu. Les voisins se précipitèrent et trouvant la porte ouverte, pénétrèrent dans la pièce. Jean Werner gisait sur le parquet raide mort. Il était tout habillé. Quant à son ou à ses agresseurs, ils avaient disparu.

Alertée, la patronne déclara qu'on avait ouvert la porte à 5h.30, comme de coutume, la maison comptant de nombreux locataires ouvriers qui gagnent tôt leur travail. Sans doute, l'inconnu avait pénétré sans bruit, s'était dirigé directement vers la chambre du Yougoslave. Un voisin se souvint avoir entendu frapper. Tout de suite Werner ouvrait, l'autre tirait et, son crime accompli, prenait la fuite.

On juge de l'émotion qui s'empara du quartier. Un agent, alerté, prévint le commissariat de la Maison-Blanche, qui dépêcha sur les lieux l'inspecteur chef Ballerat, lequel s'empressa de procéder aux premières constatations.

Tout d'abord il fut établi que l'infortuné Werner avait été touché de balles de différents calibres, les unes de 9 m/m, les autres de 6 m/m 35. La mort avait été foudroyante. L'assassin avait tiré avec sauvagerie, même lorsque sa victime était déjà tombée. On retrouva en effet une balle qui, ayant traversé le plafond, s'était perdue dans la chambre du dessous.

Différents papiers furent découverts dans la chambre, la plupart au nom de Joseph Werner, mais aussi une carte d'identité établie à Zagreb, au titre d'un certain Smaïl Alikoffie.

Aucun tiroir, aucun meuble n'avait été fouillé et, et dans la poche du veston du cadavre, on retrouva une petite somme d'argent qui devait représenter tout son avoir. Il ne s'agit donc point d'un vol à main armée, mais plutôt d'une vengeance et peut-être d'un crime politique. Il est probable que l'enquête policière nous éclairera.

La Butte aux Cailles

La tâche des inspecteurs n'en demeure pas moins singulièrement difficile. Un seul point pourrait les éclairer.

À 6 heures du matin Werner était habillé de pied en cap et prêt à sortir. Il pouvait donc attendre une visite.

D'autre part, le fait d'avoir élu domicile dans cet hôtel perdu et nullement en rapport avec sa situation prouverait que le malheureux avait certaines raisons de se cacher.

Enfin, nous nous sommes rendu rue du Commerce, au numéro 50, où le Yougoslave avait assuré avoir habité. Or, dans cette rue le numéro 50 n'existe pas et dans les maisons voisines, nul ne connaît le nom même de Werner.


A lire également

L'article du 5 mars 1930

sans titre 1

Ailleurs sur Paris-Treizieme

La Bièvre en peinture

On visitait ces temps-ci, dans la salle des Fêtes de la mairie du 13e, une agréable exposition de toiles, aquarelles, dessins, organisé par le Cercle des Gobelins. (1928)

Lire

Chronique électorale

Dans la première circonscription du XIIIe arrondissement, M. Raymond Renaudière, qui a groupé sur son nom au premier tour près de 4.000 voix, est le seul candidat désigné pour battre au second tour le communiste dissident Gélis. (1932)

Lire

Gares et Stations du chemin de fer de ceinture (rive gauche)

Une enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le projet des stations à établir sur le chemin de fer de Ceinture, dans les 13e, 14e, 15e et 16° arrondissements. (1862)

Lire

Extension de la Gare du chemin de fer d'Orléans

On a mis récemment à l'enquête un projet d'agrandissement de la Gare du chemin de fer d'Orléans, à Paris, qui consiste à étendre les dépendances de cette gare jusqu'au quai d'Austerlitz, par l'annexion de tout l'emplacement compris entre ce quai, la rue Papin et le boulevard de l'Hôpital. (1862)

Lire

Menu faits divers

Faits divers

Le crime de la rue des Cordelières - 1879

La rue des Cordelières se trouve dans le treizième arrondissement, près du boulevard Arago, dans un quartier qui, la nuit, est peu éclairé, insuffisamment surveillé, et où les habitations sont assez clairsemées, entre de grands établissements de tannerie et de peausserie.

Lire


Un scélérat - 1896

Un nommé Alexis Fellion, âgé de trente-six ans, ouvrier corroyeur, avait fait la connaissance, il y trois mois environ, d'une jeune ouvrière mégissière avec laquelle il se mit en ménage. Ils demeuraient rue du Champ-de-l'Alouette.

Lire


En sortant du théâtre. - 1903

En sortant du théâtre, hier soir, un négociant du quartier des Gobelins, M. Léon Xavier, accompagné de sa femme, entrait dans un café du boulevard Saint-Marcel et entamait, avec un ami, une partie de jacquet.

Lire


Un drame sur un échafaudage. - 1903

Installé sur l'échafaudage d'une maison en construction, boulevard de la Gare, un ouvrier maçon sifflotait Carmen, son air favori...

Lire


Le drame de la rue Barrault - 1893

Au numéro 10 de la rue Barrault, dans un petit logement situé au troisième étage, une jeune femme de vingt-six ans, Mme Louise Breton, née Devrot, a tenté de se tuer avec son enfant.

Lire


Une bataille sous une porte - 1903

La pluie qui tombait à verse hier matin forçait, vers onze heures, des passants à se réfugier sous une porte cochère de la rue de Tolbiac

Lire


Par amour ! - 1903

Un nommé. Raphaël Dorcher, âgé de vingt-huit ans, garçon charcutier, passait hier avenue d'Italie...

Lire


Un crédit néfaste - 1903


En jouant - 1912


Le crime de l’avenue de Choisy - 1889


Un drame rue de la Maison-Blanche - 1897


La bande des deux moulins - 1894


Rivalité d'amour. - 1895


Rue de Tolbiac, un voyageur est tué par des Apaches - 1908


Le drame de la rue Corvisart - 1905


Tentative d’assassinat - 1903


Un mari meurtier - 1903


Précoces Criminels - 1895


Le perroquet enlevé - 1896


Une scène scandaleuse - 1894


Une mère tue sa fillette et tente de se suicider - 1912


sans titre 2

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte