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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La Bièvre descend des plateaux de Satory, arrose Buc, Jouy, Igny, Verrières, la Croix de Berny, Antony, Bourg-la-Reine, Arcueil,Gentilly et pénètrait dans l'enceinte fortifiée de Paris par deux ouvertures entre les bastions. Ses deux bras serpentaient ensuite dans les prés de la Glacière et enclosaient ces terrains submersibles qui étaient autrefois le seul skating ring des Parisiens.


Le 27 juillet 1916, 724ème jour de guerre, un violent orage causait quelques dégâts au 1 de la ruelle des Reculettes et la foudre blessait légèrement aux jambes Mme Paris, une locataire du lieu.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Le drame de la rue Gandon - 1894

Le drame de la rue Gandon

Le Radical — 3 décembre 1894

Des cris partant d'une maison composée seulement d'un rez-de-chaussée, habité par les époux Jouy, âgés, le mari de cinquante-neuf ans et la femme de cinquante-six, mettaient en émoi ; hier, vers huit heures du soir, les habitants de la rue Gandon.

Quelques-uns se précipitèrent dans le logement et aperçurent M. Jouy, qui est estropié, étendu sans connaissance sur le plancher, portant au crâne une profonde blessure, et Mme Jouy, que son fils Joseph, âgé de dix-huit ans, maintenait sur le sol, la frappant avec rage.

Le misérable qui était ivre, avait eu une discussion avec son père qui lui reprochait de ne jamais travailler. Furieux, il lui avait porté en pleine poitrine un coup de pied qui l'avait fait choir à la renverse, la tête sur l'angle d'une commode.

À ce moment, Mme Jouy étant intervenue, le forcené s'était rué sur elle.

Cet ignoble personnage est au Dépôt.

M. Joux, qui a, en outre, plusieurs côtes brisées, a été transporté, à l'hôpital de la Pitié. Son État est désespéré.


 Vol de poires au jardins des Gobelins - 1873

Vol de poires au jardins des Gobelins

Le Journal des débats politiques et littéraires — 5 septembre 1873

La manufacture nationale des Gobelins a pour annexe un immense jardin avec potager et verger où les fruits sont cultivés cum arte d'après les bonnes traditions et selon la méthode de La Quintinie. Il y a là des pêches qui rivalisent avec celles des fameux espaliers de Montreuil et des poires qui, pour la grosseur et le fondant, n'ont rien de comparable.

L'avant-dernière nuit, des malfaiteurs ont pénétré l'aide d'escalade et d'effraction, dans le verger et l'ont dévalisé. Ils ont emporté notamment 500 poires magnifiques en pleine maturité.

Ces déprédateurs ont causé encore, plus de dommage par ce qu'ils ont brisé et détruit que par ce qu'ils ont emporté.

Le commissaire de police du quartier Croulebarbe a immédiatement commencé une enquête, et les indices recueillis permettent d'espérer que les coupables ne tarderont pas à tomber entre les mains de la justice.


Lu dans la presse...

 Saint-Marcel, Le percement du boulevard - 1868

Le percement du boulevard Saint-Marcel

Le Journal des débats politiques et littéraires ― 28 mai 1868

Le plus ancien vestige des édifices religieux encore debout en ce moment, mais qui disparaîtra au premier jour, est le porche de la chapelle Saint-Clément, qui date du quatrième siècle, et dans laquelle fut inhumé en 383 saint Marcel, évoque, de Paris, sous le règne de Théodose.

Les ruines dégagées par le percement du boulevard - 1868
(Source : Le Monde Illustré)

Ce portique, contemporain du palais des Thermes, a par conséquent quinze cents ans, et présente dans toutes ses parties une surface très régulière. Il n'y a ni fissure ni crevasse, des arbustes ont poussé sur le toit et sur le pignon des murailles. La voûte est intacte.

Cette chapelle est isolée au centre de la place de la Collégiale aujourd'hui envahie par les démolisseurs qui déblayent le tracé que doit suivre le boulevard Saint-Marcel, à partir de cette place jusqu'au boulevard de l'Hôpital. La chapelle Saint-Clément fut changée plus tard, sous le règne de Charlemagne, en une église du nom de Saint-Marcel, aux environs de laquelle il se forma un bourg (Saint-Marceau) qui était déjà considérable vers la fin du onzième siècle.

Elle devint collégiale, c'est-à-dire qu'elle fut occupée par des chanoines, en vertu d'une bulle d'Adrien IV, en 1158.

Sur la place de la Collégiale, on remarque encore, sur l'inscription d'une rue qui vient d'être démolie, le nom de Pierre Lombard. C'est un nom célèbre dans l'histoire religieuse de Paris il était surnommé « le maître des sentences » ; il était natif de Novare, dans la Lombardie, d'où il a été appelé Lombard. Ce prélat a été inhumé dans l'église Saint-Marcel, avec l'épitaphe suivante :

Hic jacet magister Petrus Lombardus. Paris. Episc. qui composuit librnm sententiartim, Glossas psalmorum et epistotarum cùjus obitùs dies est 13 calond. aug. anno 1164.

Le percement atteint le Marché aux Chevaux

Les travaux du boulevard Saint-Marcel atteignent en ce moment la butte qui précède le marché aux chevaux, dont elle est séparée seulement par la rue de ce nom. Sur ce point, on exécute des travaux de déblai considérables.

La place de la Collégiale est entièrement mise à découvert. Les rues Pierre-Lombard, Saint-Marcel, des Franc-Bourgeois, du Cendrier. Scipion, des Fossés-Saint-Marcel, sont supprimées ou emportées en partie.

Le champ des démolitions embrasse un développement de plus de 500 mètres.

Entre l'extrémité du triangle qui doit former la rencontre des boulevards de Port-Royal et Arago, et le point de départ du boulevard Saint-Marcel, on établira un square qui pourra avoir 7,000 mètres de superficie, et dans lequel sera absorbée une partie de la place de la Collégiale.

Entre l'église Saint-Médard et les rues des Gobelins et de la Reine-Blanche, les démolitions se continuent avec activité et se poursuivront jusqu'au-delà de la manufacture des Gobelins.


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Un journaliste yougoslave assassiné à la Butte-aux-Cailles - 1930

Accrochée au boulevard Blanqui, la rue des Cinq-Diamants escalade la Butte-aux-Cailles. Rue morne et sans fantaisie, elle aligne, le long de maigres trottoirs, une vulgarité perspective de maisons lisses, crises, mornes, trouée, çà et là, par les contrevents vert pomme d'un bar ou par la façade blanchie à la chaux d'un meublé pauvre.

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Les Bijoutiers

Savez-vous ce que c'est qu'un Bijoutier ?...
C'est un de ces industriels qui achètent aux laveurs de vaisselle des restaurants les débris de viande cuite jugés indignes d'être offerts à la clientèle, et qui vendent ces débris, connus sous le nom d'arlequins, aux pauvres gens des quartiers populeux.
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La Fête Nationale du 30 juin 1878 dans le 13e arrondissement

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Expulsion de zoniers à la Porte de Gentilly

Espérons que la rudesse et la brutalité avec lesquelles la main de l'autorité militaire vient de s'abattre sur les pauvres zoniers de la porte de Gentilly, aura pour résultat de ramener cette importante question à l'ordre du jour, et de lui faire faire un pas vers une solution impatiemment attendue. (1895)

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La Fondation Singer-Polignac

La fondation Singer-Polignac est une maison ouvrière. La maison a été construite en un an. Il y a trois mois, une bande de calicot tendue sur la façade annonçait que soixante-quatre logements étaient à louer dans cet immeuble. Deux cent quatre-vingt-dix-sept postulants se présentèrent. Il y a donc actuellement, au quartier de la Maison-Blanche, deux cent trente-trois ménages en quête d'un logis neuf. (1911)

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