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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La piscine de la Butte aux Cailles a été inaugurée le 4 mai 1924.


La rue de Campo Formio s'est appelée Petite rue d'Austerlitz et, encore avant, rue des Étroites Ruelles.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Terrible accident - 1897

Terrible accident.

Le Rappel — 28 juillet 1897

A la brasserie P…, située rue Nationale, un ouvrier brasseur, du nom de Jean Bouschbacher, était occupé hier à vider un sac de houblon dans un bac situé derrière une cuve contenant 6 hectolitres de bière en ébullition, quand il fit un faux pas et tomba dans le liquide bouillant.

Aux cris épouvantables qu'il poussait, ses camarades accoururent et le retirèrent. Le malheureux était cruellement brûlé aux jambes et au ventre, et c'est dans un état désespéré qu'il a été transporté à l'hôpital Cochin.


 Accident à  la raffinerie Say - 1886

Accident à  la raffinerie Say

Le Figaro  ― 24 août 1886

Un accident des plus graves est arrivé hier, à la raffinerie Constant Say, boulevard de la Gare.

Au moment où un violent orage éclatait sur Paris, à trois heures et quelques minutes, une détonation stridente, suivie de cris de douleur, jetait l'alarme dans toute l'usine. Par une cause que l'on n'a pu définir sur le moment, un bouilleur s'est subitement déchiré, projetant au dehors un énorme jet de vapeur.

Cinq ouvriers se trouvaient près du générateur lorsque l'explosion s'est produite : ils ont tous été atteints. Ce sont les nommés Dominique Raveras,  Appino, Genglar, Oberto, italiens, et Paul Perré, français. Tous sont des jeunes gens de vingt à vingt-cinq ans.

Les médecins et pharmaciens habitant le voisinage de l'usine sont accourus immédiatement et ont prodigué leurs soins aux blessés qui ont été transportés ensuite à l'hôpital de la Pitié.

Dans la soirée, deux des blessés ont succombé.

Une enquête a été ouverte immédiatement sur les causes, de cet accident.


Lu dans la presse...

 La sente des Reculettes devient

La sente des Reculettes devient une rue …

Le Journal — 28 juin 1932

Parmi tant de travaux poursuivis en ce moment par l'administration de la Ville de Paris pour l'amélioration de sa voirie, il en est de particulièrement intéressants. Tel est le percement de la rue des Reculettes dans le quartier Croulebarbe (13è arrondissement).

Jusqu'ici ladite rue ne méritait ce nom que dans l'amorce pavée qui partait depuis longtemps de la rue Croulebarbe. A ce bout de rue aboutissait à travers une sorte de maquis assez agreste une sente en zigzag, de deux mètres de large, venue des hauteurs de la rue Abel-Hovelacque. Bénie des amateurs de pittoresque, cette ruelle longeait sur une minuscule falaise, un petit ravin à coins buissonniers, tout comblé de maisonnettes disparates, peu fastueuses villas parisiennes où caquetaient les poules, et où l'on s'éveillait au chant du coq.

Un jour, la Ville de Paris a exproprié les amateurs de verdure. Et voici que des équipes de terrassiers ont raboté les avancées de falaise, que les démolisseurs ont abattu à grands coups de pic les masures qui ne tenaient guère. Les maçons avec leurs moellons  et leur béton , établissent les substructions de la voie de douze mètres qui complétera la rue des Reculettes. Il s'y élève déjà des espèces de gratte-ciel pour familles nombreuses.

Ces travaux attirent l'attention des constructeurs à cause des procédés nouveaux qui y sont employés. Pour contenir la poussée des terres qui porteront la nouvelle rue descendant d'environ quatre ou cinq mètres sur une distance de soixante ou quatre-vingts, il fallait établir un large mur de soutènement qui eut coûté fort cher.

Les ingénieurs ont eu l'idée heureuse de construire pour supporter cette masse et en éluder la poussée, une série de voûte de décharge de décharge en maçonnerie. Elles permettent de diminuer beaucoup la largeur du mur de soutènement — réduite à soixante-quinze centimètres environ — et, par conséquent, la dépense. Cette opération constitue une innovation très remarquable , au dire des spécialistes.

La phrase classique : « Encore un coin pittoresque du Vieux Paris qui disparaît ! » me chante aux oreilles tandis que je suis le fond de l'ancien ravin sur des échafaudages aux planches plâtreuses. Dans un reste de buisson, deux ouvriers peuvent encore déjeuner sur l'herbe, mais c'en sera fait avant longtemps de ces plaisirs agrestes. Derrière une maison lépreuse et enfumée, j'aperçois encore un bout de jardin. Au fond d'une impasse, une porte, pouvant conduire au vaste jardin ombragé d'une brasserie, a, en blanc sur noir, cette inscription mélancolique et bien à sa place : Mort.

S'agit-il du sentier des amoureux ? Non.

C'est le reste de l'écriteau qu'on avait mis là : Danger de mort, pour empêcher les enfants d'escalader la clôture. Les arbres qui par-dessus « balancent leurs palmes » sont, sans doute, tout ce qui reste des dépendance du vieux moulin de Croulebarbe, lequel appartenait à un fief remontant au  quatorzième siècle, propriété de Saint-Martin-des-Champs. Les moins de l'abbaye l'affermèrent jusqu'en 1668, époque où l'abbé de Saint-Marcel en revendiqua la propriété. Le nom de sente des Reculettes signifie qu'on se trouvait là dans un lieu reculé, peu central.

Comme je quitte le chantier, un habitant m'interpelle mélancoliquement :

— J'ai habité trente-six ans ici monsieur. Voici où se trouvait ma maison. Le soir, quand les usines s'arrêtaient nous nous croyons à cent lieues de Pris. On m'a exproprié. Avec l'argent, j'ai acheté un terrain en bordure de la rue qui sera peut-être très commode. Mais, voyez-vous, j'aimais mieux la ruelle, avec ses arbres, ses plantes, ses fleurs, ses masures, ses poulaillers et ses amoureux.

Charles Torquet


La ruelle des Reculettes dans la littérature

Les esclaves de Paris - Emile Gaboriau (1868)

Les monstres de Paris - Paul Mahalin (1879)

La petite Miette - Eugène Bonhoure (1889)

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

Champion de boxe - 1916

M. Léopold Carlot, réfugié belge, âgé de trente-sept ans, rentrait avant-hier soir chez lui, rue Vandrezanne.

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Un nouveau crime dans le 13ème? - 1879

Hier matin, un jardinier de la rue de la Colonie se trouvait dans un de ses champs que traverse la Bièvre...

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Les maraudeurs du 13ème - 1870

Dimanche dernier, il s'est passé sur le bord de la Bièvre, dans l'enceinte de Paris, un fait qu'on ne saurait trop hautement signaler à l'opinion publique et aux autorités.

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On arrête une bande de voleurs - 1911

M. Jouin, sous-chef de la Sûreté, était avisé, il y a une quinzaine de jours, par des commerçants du quartier des Gobelins, qu'un ouvrier, occupé dans une usine voisine, vendait à vil prix des liqueurs et notamment de l'absinthe.

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Lu dans la presse...

Assainissement de la Bièvre

Le préfet de la Seine a déclaré d'utilité publique l'assainissement de la vallée de la Bièvre aux abords de la rue du Moulin-des-Prés. (1897)

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Une inondation boulevard Kellermann

Dans la soirée d'hier, vers six heures et demie, une conduite d'eau passant à la poterne des Peupliers, près du boulevard Kellermann, dans le treizième arrondissement, s'est rompue brusquement. (1912)

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Mort de M. Ernest Rousselle

Ainsi que nous le faisions pressentir, M. Rousselle, conseiller municipal du quartier de la Maison-Blanche (treizième arrondissement), président du conseil municipal de Paris, a succombé hier matin à la maladie qui, depuis un certain temps, le tenait éloigné de l'Hôtel de Ville. (1896)

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La suppression de la Bièvre

Le conseil ayant décidé, en 1899, après de lentes et nombreuses études, de faire procéder à la couverture de la Bièvre « dont les émanations exercent une influence fâcheuse sur la santé des riverains... (1907)

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La villa des chiffonniers

Il faudrait battre longtemps Paris pour y trouver quelqu\'un de comparable à M. Enfert, qui vient de faire bénir, à la Maison-Blanche, une nouvelle œuvre. (1897)

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Nouvelle ligne d'autobus

A dater du 28 octobre 1923, la S. T. C. R. P. mettra en service une nouvelle ligne d’autobus dénommée AI bis, « Place d’Italie-Gare Saint-Lazare » (1923)

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Nécrologie : Eugène Bonneton

Une triste nouvelle nous arrive du front. Eugène Bonneton, le peintre
délicat du vieux Paris, de la Bièvre et des hivers parisiens, vient de s'éteindre dans une ambulance de l'Argonne. (1915)

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L'assainissement de la cité Jeanne-d'Arc

Au cours de sa dernière session, le Conseil municipal a été unanime à approuver le projet présenté par le préfet de la Seine relatif à l'assainissement de la cité Jeanne-d'Arc. (1934)

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Un éboulement aux fortifications

Hier soir, il cinq heures, au moment où les élèves d'une école enfantine passaient boulevard Kellermann, à la hauteur de la rue des Peupliers, un formidable grondement souterrain se fit tout à coup entendre. En même temps, le talus des fortifications se soulevait sous l'irrésistible poussée d'une énorme gerbe d'eau. (1912)

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Rue des Peupliers, une trombe d'eau dévaste tout sur son passage

Les habitants de la rue des Peupliers, dans le 13e arrondissement, étaient mis en émoi, hier matin à sept heures, par une violente détonation immédiatement suivie de longs et redoutables grondements. C'était une des nombreuses conduites d'eau placées dans la chaussée du boulevard Kellermann qui venait de se rompre brusquement ! (1911)

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Fabrique d’asticots

S'il vous plait tomber sur une « trichinerie », allez au treizième arrondissement, prenez l'avenue des Gobelins et suivez la rue Croulebarbe. SI l'odeur ne vous arrête pas on route, poussez jusqu'au n°63, une maison « mangée aux vers » qui n'a pas besoin d'autre enseigne.
Tout le quartier est en émoi. La rue Croulebarbe est devenue la rue Croule-Peste ! (1883)

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Le monument d'Ernest Rousselle

L'inauguration du monument élevé à la mémoire de M. Ernest Rousselle, qui fut président du Conseil municipal de Paris et du Conseil général de la Seine, a eu lieu hier dans le jardin du dispensaire de la Maison-Blanche. (1901)

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Décentralisation artistique

Peu de lecteurs du Journal soupçonnaient qu’une exposition rassemblât, à la mairie du treizième, des œuvres exquises de fraîche beauté. Qu'ils fassent voyage. Ils connaîtront un vieux quartier de Paris dont il est aisé d'apprendre le charme. (1912)

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M. Félix Faure à l’École Estienne

Les « écoles laïques » ont fait une armée de ratés, qui fatalement deviendra une armée de révolutionnaires. Les écoles professionnelles forment des ouvriers distingués, des artistes spéciaux qui sont placés avant d'avoir terminé leur apprentissage et qu'attend un avenir non moins heureux que paisible.
C'est donc avec joie que nous avons vu hier le chef de l'État honorer de sa présence l'inauguration de l'école Estienne. (1896)

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