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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 7 décembre 1930, un beau dimanche, à l'angle de l'avenue des Gobelins et de la rue Philippe- de-Champaigne, le manœuvre géorgien Parmény Tchanoukvadzé, trente-six ans, abattait à coups de pistolet automatique M. Noé Ramichvili, quarante-neuf ans, ancien ministre de l'Intérieur du gouvernement menchevik de Géorgie, président à Paris du parti Tebanoukvadze social démocrate géorgien, blessant M. Menagarichvili, secrétaire du précédent, qui se portait au secours de son chef.


Le 23 juillet 1892, un ouvrier tourneur en bronze, nommé Dubru, se suicidait en se jetant dans la Bièvre, boulevard d’Italie. Son corps fut transporté à la Morgue.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 La folie du cordonnier - 1921

La folie du cordonnier

Le Gaulois  — 20 mars 1921

Un sujet russe, Bernard Steimann, cordonnier âgé de cinquante et un ans, demeurant 22, avenue de Choisy, menacé d'expulsion fut pris d'un acte de folie et se barricada dans sa boutique, menaçant de tuer ceux qui s'approcheraient.

L'intervention du commissaire de police n'eut aucun succès. Steimann restait enfermé. Alors il fut décidé qu'hier matin on lancerait par une fente de la porte de la boutique deux ampoules remplies d'un gaz soporifique, afin de pouvoir se rendre maître du forcené.

Or, à sept heures du matin, deux agents en surveillance aperçurent soudain deux jambes qui s'allongeaient sous le rideau de fer. Chacun en prit une et tira ; Steimann n'opposa aucune résistance. Le pauvre fou s'était blessé dans la, région du cœur avec un de ses tranchets à  chaussures.

Transporté immédiatement à la Pitié, le malheureux y a reçu les soins nécessaires.

Comme ses blessures ne présentent aucun caractère de gravité, il sera dirigé sur l'asile de Sainte-Anne.

A. Magne

 Sanglante querelle - 1911

Sanglante querelle

Le Petit Parisien — 2 janvier 1911

Avenue des Gobelins, vers cinq heures et demie du matin, deux ouvriers âgés de vingt-sept et de vingt-neuf ans, Maurice Lindet et Armand François, demeurant, le premier, 4, rue Jonas, le second 46, rue des Cinq-Diamants, se prirent de querelle, on ne sait pour quel motif, avec des inconnus.

La disputé tourna tien vite au tragique et les couteaux se mirent de la partie.

Quand, attirés par le bruit, des gardiens de la paix intervinrent, ils aperçurent plusieurs individus qui fuyaient à toutes jambes, et trouvèrent étendus sur le sol, grièvement blessés, Armand François et Maurice Lindet.

Celui-ci avait la joue gauche traversée d'un coup de couteau son camarade avait été atteint à la tête et au côté gauche.

Transportés à l'hôpital de la Pitié où M. Yendt, commissaire de police, alla les interroger, les deux blessés n'ont pu donner qu'un signalement assez vague de leurs agresseurs.


Lu dans la presse...

 Rue Charles-Bertheau - 1937

Les sinistrés de la rue Charles-Bertheau attendent en vain un logement et des secours

Paris-Soir ― 17 novembre 1937

Les locataires de la rue Charles-Bertheau manifestent

Les 84 sinistrés de la rue Charles-Bertheau ont manifesté pour obtenir de la ville de Paris des logements ou un secours suffisant.

Rappelons brièvement les faits. Il y a sept ou huit ans, des infiltrations dues aux égouts se produisaient, menaçant les immeubles et le sol de la « voie privée Charles-Bertheau ». On fit aussitôt des réparations, mais insuffisantes puisqu'il y a eu d'autres alertes.

Aucune vie ne fut sérieusement menacée, jusqu'au 7  novembre dernier, où des affaissements de terrains provoquèrent une panique générale. Des immeubles, subitement, se lézardèrent. Les habitants se réfugièrent avec leurs enfants dans des hôtels ou chez des amis.

Le lendemain, l'émotion s'apaisait un peu au vu des travaux qui furent aussitôt entrepris. Des madriers énormes barrant la rue se dressèrent entre les façades, soutenant les murs défaillants, bouchant portes et fenêtres. En même temps de profondes tranchées crevèrent le sol.

Il ne reste de la rue Charles-Bertheau qu'un étrange chaos d'étais et de poutres, à travers lequel court une mince piste de bois. Cette piste est la seule voie d'accès des locataires. La nuit cet apocalyptique paysage s'éclaire de trois lanternes rouges clignotantes.

Le drame d'une rue

Les 22 propriétaires des immeubles modestes, mais dont certains sont récents, se sont adressés à la ville de Paris, sollicitant des avances de fonds.

La réponse de l'Hôtel de Ville fut assez catégorique : « Vous aurez de l'argent à 5 % pour les réparations de la rue, mais rien pour les immeubles. » Le litige s'accentua, et depuis plus de cinq semaines rien n'a été fait.

Évidemment on s'est arrangé comme on a pu. Les uns à l'hôtel, les autres chez des parents ou des amis, les vieux à l'hôpital. Cependant cela ne peut durer. Les locataires sinistrés de la rue Charles-Bertheau sont de modestes travailleurs et, pour beaucoup, les conditions d'existence sont des plus dramatiques.

— L'hôtel, nous dit-on, coûte un minimum de 50 francs par semaines, et il est impossible d'y prendre les repas. Si bien que les frais de restaurant s'ajoutent à ceux de l'hôtel.

Certains cas sont particulièrement émouvants : tel celui de Mme Culoz qui, mariée depuis quatre ans, n'a pas droit à un secours parce que son mari est étranger, bien qu'il réside depuis plus de dix ans en France. D'autres cas de sinistrés qui ont des enfants et qui connaissent le chômage sont lamentables. Mais il y a pire. Des secours ont été refusé à une femme qui a des enfants, parce qu'elle habite depuis moins de deux ans dans la rue.

Des secours insuffisants

Des secours ont cependant été versés par l'Assistance publique : 9.000 francs en tout pour 84 personnes, plus les enfants. Et cela pour plus de cinq semaines ! Alors que la plupart de ceux qui vivent à l'hôtel ont dépensé hebdomadairement un minimum de 250 francs depuis le 7 octobre.

A l'Hôtel de Ville on fait observer que la loi ne prévoit aucun secours et que le placement des sinistrés dans de nouveaux logements est extrêmement difficile.

Quoi qu'il en soit, depuis le 7 octobre, 84 personnes vivent dans des conditions d'hygiène désastreuses.

Qui donnera le million qui assurerait aux habitants de la rue Charles-Bertheau la paix et la sécurité dans des immeubles convenables ?

H.-F. Pottecher.

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